Saxophone hurlant: Chris Potter au New Morning (2)
Ce billet a bien failli commencer par : acheter l'album Underground, ça suffit déjà bien comme ça... Et puis pif paf pouf, un peu après le début du deuxième set, le Chris Potter Quartet s'est lâché. Mais alors vraiment lâché, avec de la sueur et tout ce qui va avec. Vu de ma chaise (merci voisine d'avoir investi les premiers rangs), la salle, jusque là poliment impassible a été pris par ce bon vieux hochement de tête en rythme, le sourire aux lèvres et le sifflement facile. Alors que s'est-il passé entre temps ? Retour sur un drame évité.Le concert s'ouvre sur l'album Underground avec Big Top et puis on enchaîne les morceaux nouveaux : nouvelles compositions, reprises de standard ou mélodie traditionnelle d'Afrique. Parce c'est quand même la classe : Chris Potter en concert interprète différemment les titres enregistrés sur gallette, comme tous jazzman qui se respecte, mais surtout joue essentiellement des titres inédits. Ca vaut vraiment le prix d'une place, sans compter l'hilarant jeu du pittoresque et toujours souriant batteur Nate Smith.
Pourtant, en ce mercredi 29 mars béni des dieux du sax, la sauce ne prenait pas complètement. Le public restait réservé, les solos de sax manquaient de ses harmoniques stridentes (il a une façon de faire crier son instrument qui me donne des frissons), Adams Rogers de son côté est certainement un excellent accompagnateur mais je trouve ses solos (sorry man) franchement plats. Voilà qui résume bien la situation pour ce premier round : un peu plat malgré l'extraordinaire débauche de jeux rythmiques comme sur "Boobs" (contre-temps à gogo, mesures composées...). Tout cha, ché très bien mais ché pas cha le spectacle mon bon monsieur. En plus, ils sont habillés comme des sacs. Prenez exemple sur Lourau les gars, notre gravure de mode saxophonique nationale. Non, je préfèrais le concert de 2005 et son explosion de notes. Le précédent quartet du saxophoniste avait vraiment saturé de jazz chaque particule et atome du Nouveau Matin.
Ding ding, la cloche retentit. Pause et deuxième round. Premier indice de reprise: un solo de batterie massivement furieux ou furieusement massif sur Pop tune 2. Enfin, ça se lâche. Chris enchaîne les extravagences sur "ardjuna" et les deux derniers morceaux, Lotus blossom de Billy Strayhorn et The wheel ne sont que bonheur. Il était temps.
mjazz
Moi, Chris Potter et les autres, c'est en le sujet d'un précédent billet
Les morceaux joués au concert (Entre "guillemet", les morceaux dont j'ai noté les titres de manière phonétique)
Premier set, le concert commence:
Big top sur Underground
"Togo", morceau traditionnel africain
"booruse", like a blues, like a boose, dixit Chris Potter, un nouveau morceau
"Canyon...", une reprise dont je n'ai pas saisi le nom
"Boobs"
Deuxième set, le concert commence vraiment:
pop tune number 1
pop tune number 2
"ardjuna"
Lotus blossom de Billy Strayhorn
The wheel
Le rappel: Morning Bell de Radiohead
The groupe / Le band
Chris Potter tenor saxophone
Adams Rogers guitar
Craig Taborn Fender Rhodes
Nate Smith drums

1 Comments:
Sympa ton blog!
Viens sur le site notre quintet:
http://saxtant.site.voila.fr/index.html
Par
SAXTANT, at 12/1/07
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