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18 mai 2006

7 km à pied: Popa Chubby au Grand Rex

1 kilomètre à pied ça use ça use. S'il y a quelque chose d'admirable chez Popa Chubby en concert, c'est très certainement son endurance. 3 heures durant, il abat du blues au kilomètre. En concert hier soir au Grand Rex à l'occasion de la sortie du dernier album, l'envie de jouer de la musique du guitariste était ostensible, que ce soit blues rock country funk, à la grat, a cappela ou à la batterie. A chaque fois qu'il sortait un "vous avez été un super public" en faisant un signe de tête en coulisse comme ur dire "ok j'ai fini", il s'aggripait à son manche de guitare et ça repartait de plus belle. Merci, ça c'est du concert. D'ailleurs je suspecte que l'éclairage obstinément pointé dans nos yeux de public sautillant était un message de l'organisation comme pour dire: "rentrez chez vous messieurs dames. Si on laisse faire ce bluesman fanfaron, il est capable de jouer toute la nuit". Mais on ne va pas commencer par la fin alors que le concert a à peine démarré.

2 kilomètres à pied ça use ça use. 19h45, en entrant dans la salle, je m'aperçois que je n'étais jamais venu au Grand Rex (non même pas pour la Gloubiboulga night: Casimir m'a toujours terrorisé). Une magnifique salle, confortable et si vous prenez en photos les décos plafonières d'un autre temps, vous obtiendrez de très crédibles clichés de soucoupes volantes. En bref, tout le confort moderne. La scène est un peu loin, c'est marrant comme on peut être au milieu de l'écran de la FNAC lorsqu'on achète ses places et au dernier rang dans la réalité.

3 kilomètres à pied ça use ça use. Tamara me rapporte les propos d'une spectatrice: il n'y aura finalement pas de première partie (ah bon, il y avait une première partie ?) parce que son dernier concert s'est terminé trop tard et donc ça va commencer plus tôt. Grosse ambiance dans la salle.

4 kilomètres à pied ça use ça use. 45 minutes plus tard, il se fait un bon 20h30. Les zicos arrivent précédant un Popa Chubby débonnaire et enjoué. Un mur d'applaudissements et d'hurlements de bienvenue dans la salle. Ca promet d'être rock n' roll. Mince, la salle est plus chaude que le groupe, normal après 45 minutes à scander la scène vide. Pas mal de morceaux du dernier album dans ce début de concert comme Why I can't have you, Slide devil man slide et notamment Smuggler's game avec un musicien joueur de Darbuka en guest. Côté solos de grat, on est servi avec générosité. Les 3 jeunes loups à la batterie basse et claviers sont eux plus là pour l'accompagnement. Et la musique dans tout ça ? Ah oui la musique. Bien, c'était bien. Etait-ce mieux que sur album avec des extases sonores et des envies démentielles de tout casser ? Bon bah non, pas encore à ce moment du concert. Il est vrai que la taille de la salle n'aide pas à créer l'émotion avec le public (je ne suis pas un fan de grandes salles). Comme dit Popa Chubby, "You're a great audience but you're so far away."


5 kilomètres à pied ça use ça use. On passe à la vitesse supérieure. Avec sa très belle intro ré-arrangée, le groupe envoute avec sa version live de Preacher man. Etre au dernier rang (n'en déplaisent aux systèmes de réservation de la FNAC) a aussi ses avantages. Vous pouvez vous lever pour danser sans déranger personne. Elle est pas belle la vie ? Suit dans cette partie du concert qui a ma préférence un morceau au refrain en forme de western spagheti, du dernier album Buffalo chips et In this world a cappela, et enfin un morceau funkicieux façon Corduroy / Screaming Headless Torsos. Entre parenthèses, Corduroy est un groupe funkastic funkmidable et funkadélique.

6 kilomètres à pied ça use ça use. Entre en scène un nouveau guest tout ce qu'il faut de bien sur le papier puisqu'il s'agit d'une bassiste chanteuse. Commence alors une série de duos country et un paquet de rockabilly qui m'ont laissé semi-assoupi sur mon fauteuil cuir bien moelleux. Les musiciens semblent pourtant s'éclater mais pour une raison ou pour une autre, des grappes de gens quittent la salle.

7 kilomètres à pied (le dernier) ça use ça use. Comme promis par Popa Chubby pour le dernier kilomètre, la fin du concert fait la part belles à quelques titres de Jimi hendrix à commencer par Hey Joe. Les grappes de gens ré-intègrent leur place. Notre dernier rang préféré se remet debout. Un joli final avec un Popa Chubby inarrêtable qui pose finalement sa guitare... pour prendre les baguettes et se mettre à la batterie !

Voilà, 3 heures de musique non stop avec Popa Chubby.

mjazz

3 Comments:

  • hello Mobjazz
    la chanteuse bassiste, c'était sa femme, galea. Dommage qu'elle ait cassé l'ambiance. Reste que c'était un très bon concert.

    Par Anonymous La grande Loulou, at 19/5/06  

  • Mort de rire, c'est vrai qu'il y avait quelque chose entre Popa Chubby et Gaela (grâce à toi grande loulou maintenant je le sais) qui allait au-delà de la musique. Je suis d'accord avec toi, super concert super performance. Je vais essayer de faire une sorte de petit montage vidéo dans le week end. On verra ce qui en ressort.

    Par Blogger mjazz, at 19/5/06  

  • Le concert était très chouette, mais cela aurait valu la peine de se mettre debout la plupart du temps, histoire de faire monter la sauce et de booster l'ambiance.
    Je n'ai pas trop aimé les deux premières chansons rock car je voyais P.C. pour la 1ère fois et j'étais concentrée sur la probabilité qu'il nous fasse une crise cardiaque d'un moment à l'autre... J'étais loin du compte, quelle pêche !
    Après, c'était de mieux en mieux (génial, le solo a capella du Popa !)sauf bien sûr lorsque la femme s'en est mêlé ! :-) Et puis, pour être honnête, on aurait gagné en intensité avec le concert ainsi raccourci à 2h30...
    P.S : les jeux de lumière étaient parfaitement soignés, et le dernier rang de la mezzanine, c'est quand même mieux que les rangs du fond des balcons encore au-dessus...
    re-P.S : spaghetti avec deux t !

    Par Anonymous tamara, at 19/5/06  

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