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13 juin 2006

Charles Lloyd, Sangam

Critiques dans Jazzman, écoutes en magasin, pub, reco d'amis et, allez, très belle pochette. J'ai pourtant mis pas mal de temps avant de me lancer dans le live Sangam et donc dans Charles lloyd dont j'avais déjà entendu parlé en bien sans jamais être complètement rentré dedans. Je n'ai aucun regret : qu'on l'écoute en fonds sonore ou qu'on y prête toute son attention, ce disque est délicieusement agréable, doux et mélodieux. Et ce malgré une formation inhabituelle où se retrouvent, face au saxophoniste, un duo de percussionistes, Eric Harland à la batterie et surtout Zakir Hussain au maniement des tablas, percussions traditionnelles indiennes d'une légendaire richesse. Certainement un disque qui dévoile un autre visage du jazz.


En fait, l'apport de
Zakir Hussain est tellement riche que le sax s'efface régulièrement avec intelligence pour faire place à de longs, relaxants et voluptueux solos de tablas, avec quelques clins d'oeil comme la reprise aux percus du William Tell overture de Rossini à la fin de Tales of Rumi. Pendant mes hésitations (achète ? Achète pas ?), j'ai lu de nombreuses critiques encensant cet album. Indispensable ? Top 10 ? Je ne sais pas mais ce live a certainement - outre son caractère original - l'immense qualité de pouvoir satisfaire les oreilles des curieux néophytes comme celles des amateurs exigeants. Comme un Cannonball Adderley avec Something Else en son temps (attention, amateurs de bop pur et dur, la comparaison s'arrête là, Sangam est un album qui s'adresse à tous mais résolument moderne). Dans le même genre, il y a aussi Madar avec Jan Garbarek (saxophone), Anouar Brahem (oud) et Ustad Shaukat Hussain (tablas) qui fait la part plus belle au dialogue entre les percus et les cuivres. Egalement un régal.

mjazz
Ecoute : facile
Style : moderne

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