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13 juillet 2006

Tamara, l'Orchestre de la Boule Noire et Fred Pallem

T-shirts délirants des back-liners. Caméra en place. Un musicien vient installer sa bouteille d'eau et checker son instrument. Il disparaît, remplacé par un collègue qui apporte aussi sa bouteille d'eau (à bulles, la sienne) et compte ses partitions. La salle s'emplit peu à peu, les premiers remplissent les banquettes, les suivants s'agglutinent autour du bar. L'ambiance monte en même temps que l'impatience grandit.
Enfin, Fred Pallem, de chemise hawaïenne vêtu et sa basse verte et blanche en mains, dédidace le premier morceau aux Italiens (c'était AVANT leur victoire en finale du Mondial de foot !) et accompagné de 5 autres musiciens, entame un jazz à la fois doux et entraînant, où le saxo de Rémi Sciuto se fait langoureux et charmeur. Brusquement surgit devant la scène un caddie de supermarché rempli de ballons oranges ! Et zou, une fille en jaillit et se met à danser au gré de la musique… Joli spectacle.

Ouh là, d'autres musiciens arrivent en renfort : ils sont neuf à présent, dont 3 saxo et un trombone à coulisses. C'est l'heure de la fanfare ! Et c'est parti pour des sons à la Batman, à la James Bond (genre : grosse action dans un hélicoptère au-dessus d'une falaise). Ils ont l'air de bien se marrer, sur scène, cela fait plaisir à voir…et à écouter ! Un hommage est rendu à Ruth Meyer, une autre danseuse sort d'un chariot de ballons verts et se met à faire la roue. Les notes fuient en avant… C'est comme si on entendait des voix… sans parler du chat tombé dans le trombone…


Mais place à la chanson à présent, avec en "special guest" : Sébastien Tellier L'Etrange (euh, c'est moi qui rajoute l'adjectif). Il arrive nonchalamment sur scène, mi-Robinson Crusoë, mi-Antoine ("Atoll, les opticiens !"). Tel un héritier de Gainsbourg, il allume une clope avant de commencer à chanter. Je ne connaissais pas mais c'est pas mal, dans le style pop française chantée en anglais. Après Bye, bye, Robinson - euh, pardon - Séb fait une petite séance d'étirements pendant que les musiciens finissent le morceau ! Il termine sa prestation sur une chanson dédiée aux pauvre peuple des chicanos ("ce n'est pas de leur faute, il y a un problème à la conception"… humour ? Je reste dubitative). Mister T. tire sa révérence en précisant "Je vais me coucher, j'habite juste à côté"). Bon, ben, bonne nuit, mon vieux. Tu reviens quand tu veux (ou pas).


Enfin, la première partie du concert s'achève avec le récital de Thomas de la Porquerie, dont c'est l'anniversaire. Du coup, il abandonne son sax, non sans s'être fait prié par Fred Pallem, et se met au micro… C'est parti pour "L'Aventure, c'est l'Aventure" et, après un intermède de jogging sur scène et une chorégraphie scénique digne de John Travolta au Papagayo Night Club, il nous laisse sur cette conclusion "Je suis une idole et tu n'es qu'une enfant"… Merci, Boby Lapointe, ça faisait longtemps…


Si quelqu'un a assisté à la deuxième partie du concert, qu'il se manifeste maintenant ou se taise à jamais ! Pour ma part, j'ai assisté à la fin de la playlist mentionnée dans Petites découvertes entre amis… Et j'ai bien fait ! :-)

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