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08 octobre 2006

London Jazz Club

Coïncidence ou destin ? En week end balade à Londres, la traditionnelle pause shopping sur Oxford Circus s'impose. Passage obligé au très classieux rayon jazz du Virgin Megastore. A mes côtés une certaine Tamara s'agite à écouter et à acheter un disque, précisément un disque (attendez je sais ça a l'air niais comme histoire mais le détail a son importance et il y a de la bonne musique à la clé). Mose Allison ou je ne sais quelle trouvaille. Pendant ce temps, j'interroge le vendeur sur les bons petits plans concerts du soir. Il va lui-même ce soir-là au "There's nothing but the blues bar". Il y a aussi de bonnes salles où jazz et expérimentations groovent ensemble mais c'est très loin vers East London. Reste le célèbre Ronnie Scott jazz club mais très sélect et très cher (le moindre concert est à 40€ ; pour un jazz club, c'est hardu). Avec ma préférence pour les petits lieux décomplexés, le choix est vite vu. Et pourtant... Sur le chemin du "There's nothing but the blues bar", Frith Street, nous voyons une enseigne lumineuse qui dit jazz club. Alléchant. Et puis en se rapprochant elle dit aussi Pizza Express. Moins alléchant. Dubitatifs, nous regardons cependant le programme du Pizza Express jazz club. "Euh dis-moi il s'appelait comment l'artiste que tu viens d'acheter ? Mose Allison ? Non parce qu'il y a un Mose Allison qui joue ce soir". Renseignements pris, il reste une table pour 2 devant la scène, à 1 mètre du pianiste. Destinée (quand je pense que je vais voir Placebo ce soir à Bercy, je serai déjà content si je suis à moins de 100m !) Bref, nous voilà 10 minutes plus tard dans un très beau club de jazz, prêts à commander des pizzas et fiévreux dans l'attente des musiciens. Et maintenant je peux donc vous recommander chaudement, sur CD comme en concert, le blues très personnel de Mose Allison (et accessoirement les mets du Pizza express de Dean Street). Des textes souvent cyniques, un blues qui se frotte à tous les rythmes, et que le pianiste porte de sa voix relativement aigu. Le tout façon trio avec une mention particulière pour le contrebassiste Roy Babbington, particulièrement mélodique. Une très belle soirée, en partie due à la surprise mais aussi au cadre et à la programmation très pro pour ce sous-sol de chaîne de pizza qui mérite bien son titre de jazz club. Kurt Elling y passe d'ailleurs en octobre (et à Paris dans le cadre du JVC Jazz Festival). C'est peut-être le moment de revenir à Londres (il faudrait aussi que je vous explique pourquoi Eurostar me doit un aller simple mais c'est une autre histoire).

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3 Comments:

  • Belle histoire.
    Comme on les aime!
    J'ai entendu quelques fois à la radio Mose Allison. J'aimais bien son côté "blues" et parfois cynique/drôle des paroles.( Je vais me retrouver ces CD's, tiens.)
    Le ¨Pizza Jazz Club", j'en avais entendu parlé, car Georgia Mancio, lauréate du Young Jazz Singers 2005 à Bruxelles y joue régulièrement ( avec un musicien belge de temps en temps).
    Mais je n'y ai jamais mis les pieds. Merci pour l'info.

    A+

    Par Anonymous jacques, at 10/10/06  

  • Je confirme que ce fut un très agréable concert, à la fois pour le cadre du Club et pour le personnage de Mose Allison et sa façon si personnelle de chanter.

    Par Blogger tamara, at 11/10/06  

  • www.guitar-gibson-blues.skyblog.com

    Par Anonymous Anonyme, at 6/6/08  

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