Sex Mob en concert : sex jazz
Sex mob, le concert que j'ai failli raté. Petit dialogue du lundi soir :
- qu'as-tu pensé de ma sélection de concerts jazz ?
- que du bien mais ça fait beaucoup, nous avons déjà un concert bientôt.
- Ah bon, quoi ?
- (après avoir retrouvé les tickets) Sex mob, à la Cité de la musique pour le programme New York jazz.
- non ! Et c'est quand ?
- Attends voir, le 28... Novembre : demain !
- (ensemble) Aaaaaahhhhhhhhhhhhhh!
Je n'avais encore jamais (failli) oublié un concert mais c'eut été plus que dommage. Sex mob, entraîné par Steven Bernstein à la trompette à coulisses (vous avez bien lu) est un groupe de 4 garçons dans le vent, un peu fous fous, profondément jazzy et terriblement rafraichissants.
Je vais passer outre les qualités indéniables de ces musiciens parce qu'à la limite, ça n'a plus d'importance. Oui, ils savent jouer ! Oui ils sont libres : ils créent des sons (pauvre garçon, le batteur frappe tout ce qui passe, y compris le dessous de sa batterie) et jouent à qui fera le plus de musique à coups de silences bien placés. Vous n'y comprenez rien ? Moi non plus mais ces gars sont des magiciens. Et surtout ils s'amusent. A tel point que l'on a affaire à des jazzmen qui se comportent plus sur scène comme des rockers, bonne humeur comprise.
Alors ok il y a eu un creux dans ce live mais quand Kenny Wollesen, le batteur qui aurait plus une tête de matheux, frappe frénétiquement sa batterie sous toutes les coutures, quand Tony Scherr alterne groove et solos enchantés sur sa contrebasse, et quand Steven Bernstein et Briggan Krauss saturent la salle de leur son cuivré qui sent le sexe à plein nez, ça déménage. Bref, vous aurez compris qu'ils sont indescriptibles et qu'en plus du spectacle, ils apportent un jazz frais et unique. Après près de 10 ans d'existence, leurs apparitions en France sont rares : il s'agissait hier de leur premier concert sur Paris intra muros.
Et, plein d'enthousiasme, je me suis laissé tenté juste après le concert par Sexotica, leur dernier album. Je ne sais pas s'il leur rend justice mais si vous pensez que jazz rime avec suave, caliente ou encore séduction, je vous recommande vivement de foncer sur l'album Sex mob does Bond. Le groupe y ré-interprête les thèmes de James Bond comme une danse de séduction bestiale et sensuelle (une vision assez actuelle si on regarde le dernier 007, Casino Royale).
Sex Mobjazz
Sex Mob à la Cité de la musique :
Kenny Wollesen, batterie
Tony Scherr, contrebasse
Steven Bernstein, trompette à coulisses
Briggan Krauss, saxophone alto
Libellés : jazz


1 Comments:
Certains passages du concert étaient vraiment délirants (d'autres un peu moins, mais bon, on ne va pas se plaindre !).
Je trouve que le batteur fou ressemble à Woody Allen (en + grand et + dégingandé) et le trompettiste (tromboniste ?!) à Bruce Willis. Un concert explosif, donc !
Par
Tamara, at 1/12/06
Enregistrer un commentaire
Links to this post:
Créer un lien
<< Home